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Le Baiser mortel du Dragon

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les avis de Cinemasie

12 critiques: 2.27/5

vos avis

69 critiques: 2.36/5



Ordell Robbie 0.5 Quelques bonnes idées gâchées par les limites bessoniennes habituelles
MLF 0.75
Marc G. 0 Besson va bien finir par s'arrêter
Junta 3.5 Film sympathique, mais pourquoi Jet ne se bat pas plus spectaculairement?
jeffy 3.75 a voir pour se faire plaisir
Ikari Gendo 1 Scénario raté et combats mal filmés, ce qui est tout de même gênant pour un fil...
Ghost Dog 2 La patte Besson qui gâche tout
François 3.75 Un très bon film d'action sans concessions, malgré une réalisation inégale
Flying Marmotte 3 Bon film d'action
drélium 3 mauvais Jet mais film regardable... Pas mal même, pour un JET expatrié.
Arno Ching-wan 3.25 Bons baisers de Hong Kong
==^..^== 2.75 Juste un film d'action à l'Américaine
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


a voir pour se faire plaisir

A premiere vue personne n'a trop pris ce film au serieux, a commencer par les principaux interesses (cf making of). Et ca pourrait etre une des grandes qualites de ce film. Sans se compliquer la vie avec le scenario ou la mise en scene, avec des acteurs qui font ce que l'on attend d'eux et qui semblent l'avoir fait avec plaisir, cela donne un bon film que l'on revoit avec plaisir lorsque l'on ne veut pas se prendre la tete.

23 décembre 2002
par jeffy




Scénario raté et combats mal filmés, ce qui est tout de même gênant pour un film d'action...

On a beaucoup jasé sur les "performances" des acteurs/réalisateurs expatriés de HK. Jet Li vient d'apporter une nouvelle pierre noire à l'édifice des représentations ratées du cinéma d'orient en occident en participant à un film qui est, pour moi tout du moins, une énorme déception. J'en attendait beaucoup, et c'est au final la première fois que j'ai envisagé sérieusement de quitter la salle avant la fin d'un film... Ce n'est qu'un avis personnel bien sûr, mais je pense qu'il faut se rendre à l'évidence : ce film est un bide sanglant (au propre comme au figuré, l'hémoglobine coulant à flot).

Tout d'abord on nous sert un scénario anémique qui donne une nouvelle dimension à des expressions comme "cousu de fil blanc" ou "ultra prévisible" (la scène de la consigne automatique en est un exemple parmi tant d'autres, et en fait c'est tout le film dont on voit se dessiner la conclusion après 15mn...) Il fallait quand même un certain courage pour aborder sans second degré aucun une telle intrigue ! Inutile de relever les invraisemblances, on en fait 13 à la douzaine. Inutile aussi de chercher une quelconque crédibilité dans ces rues parisiennes farfelues et dépravées (je ne suis certes pas spécialiste es-capitale, mais jamais je ne suis tombé sur cet aspect de la ville lumière...) ou une police plus que ripoux (et franchement à des années lumière de la réalité, il faut quand même être lucide) mitraille dans tous les sens. Non, Paris n'est ni un champs de bataille ni le Chicago de la prohibition ! On ne mitraille pas dans tous les sens, les meurtres par balle sont plus que rare et personne n'y est aussi habitué que ce que l'on voit dans ce film ! En fait tout ceci ne rime à rien, n'a ni queue ni tête, comment se prendre ainsi au sérieux avec des idées de base aussi farfelues et irréalistes ? Quand au GIGN et à la police, désolé mais ils valent mieux que ça et méritent tout de même un minimum de respect et considération. Ajoutons la cerise sur le gâteau : dès que les combats cessent l'intrigue se développe au rythme d'une tortue anémique, et on n'échappera malheureusement pas aux scènes mielleuses, faussement sentimentales, artificielles et pour tout dire débilisantes. Pour ajouter à cet ensemble affligeant, même la musique est mauvaise et agaçante ! En fait jamais ne s'installe vraiment une atmosphère capable de nous entraîner dans la fable et d'accepter les invraisemblances et autres approximations du scénario, jamais la magie qui permet de croire en l'impossible n'opère... Il manque au moins une touche de dérision et de second degré !

Un scénario aberrant qui n'est donc qu'un vague prétexte à enchaîner des combats et gunfights assez sanglants et gores. Parlons en de ces combats. Rarement impressionnants, ils ne se distinguent que par le fait qu'ils sont probablement les scènes de kung-fu les plus mal filmées de l'histoire du cinéma ! Pour apprécier, il faudrait autre chose que d'incessants gros plans et une caméra qui n'arrête pas de bouger. Ce qui peut donner un genre et un rythme en temps normal dilue totalement le talent martial des artistes. Qui donc a chorégraphié et filmé tout ça ???? On ne voit rien ! Ajoutons un final digne des maîtres du Hokuto no Ken... "J'ai touché ton point vital, ton sang va s'accumuler dans ta tête et tu finira par mourir, il te reste trois secondes à vivre !". Affligeant.

Un scénario nullisime (enfin bon, scénario, c'est vite dit...) et des combats tellement mal filmé qu'ils en perdent beaucoup d'intérêt... Et Jet dans tout ça ? Il surnage avec grande difficulté... Si son côté froid sied très bien au personnage, on aimerait voir un peu d'humanité en lui dans certaines scènes. Enfin, on ne va pas lui demander de changer maintenant, non ? Les scènes d'action sont insipides car trop mal filmées, et Jet n'est tout de même pas un acteur grandiose, il ne rentrera à coup sûr pas dans l'histoire avec ce film. A moins qu'on ne lui décerne un prix spécial pour la scène au cours de laquelle il enfonce ostensiblement son aiguille d'acupuncture dans l'oreiller à quelques centimètres du cou de son amie ?

Alors au final que peut-on sauver dans ce "film" ? Tcheky Karyo qui donne un minimum d'ampleur à quelques scènes, le combat entre Jet et les deux gorilles décolorés dans le commissariat (5 minutes...), un rendu visuel parfois intéressant (tant que l'on ne touche pas aux combats...) et le clin d'oeil relatif au PSG sur un journal "Paris ne répond plus" : ça fait quand même plus que léger ! Et ça ne compense pas du tout le fait que la police française soit traînée dans la fange, une vision de Paris surréaliste et grotesque, le dénigrement de notre nation en général avec la touche finale du combat avec le drapeau tricolore. Et dire que ce sont des Français qui tirent les ficelles ! Non content de produire un navet ils s'attaquent au pays ! Pourquoi ce goût à l'auto-flagellation ? Au moins les américains produisent Independance Day ou Pearl Harbor et semblent être fier de leur drapeau et de leur pays... Bref : si vous voulez éviter de gâcher votre argent, évitez Le baiser mortel du dragon (même le titre est pompeux et grotesque, soit dit en passant), si vous voulez voir jusqu'au Jet et Besson peuvent s'enfoncer, prenez votre matériel de spéléo et foncez dans les salles !

Pour conclure je trouve tout de même honteux de traîner notre pays ainsi dans la boue, surtout pour produire un film aussi insipide. A oublier très très vite. Mais qu'est allé faire Jet Li dans cette galère ?



02 août 2001
par Ikari Gendo




La patte Besson qui gâche tout

Le personnage du flic bête comme ses pieds ou pourri jusqu’à l’os semble devenir la marque de fabrique de Luc Besson producteur ou réalisateur : Nikita, Léon, Yamakasi, Taxi et donc KOD sont autant de films où les forces de l’ordre sont systématiquement dénigrées, dénoncées et ridiculisées. Ce n’est pas que ça me gène en soi, mais cela commence à devenir une sale habitude, et c’est surtout si grossièrement présenté que cela enlève tout crédit à l’intrigue (notamment pour les 3 derniers films cités). Le personnage interprété par Tchécky Karyo est ainsi d’une telle violence, bien souvent purement gratuite, que l’on y croit pas une seule seconde. Face à lui, Jet Li retrouve un standing qu’il avait perdu depuis bien longtemps puisqu’il joue enfin les premiers rôles et traîne son professionnalisme zélé de manière plutôt convaincante même si sans génie. Quant à la prostituée (Bridget Fonda), elle ressemble étrangement à Mira Sorvino dans Maudite Aphrodite de Woody Allen ! On se raccroche à ce qu’on peut…

Ni les combats soi-disant mal filmés, ni la musique hip-hop soi-disant insupportable ne m’ont dérangé durant la vision de KOD, bien au contraire. On dira ce qu’on veut, mais ce n’est pas le pire des produits commerciaux manufacturés made in USA qui arrive sur nos écrans : il y a du rythme, du suspense et même des sentiments avec le sort de cette prostituée malheureuse. Non, ce qui plombe le film, c’est l’accumulation des incohérences qui se comptent par dizaines, ainsi que certains effets de cinéma un peu trop faciles et un peu trop répétés : amusez-vous à compter le nombre de fois où le coup du « chinois-qui-disparaît-brusquement-sans-qu’on-s’en-aperçoive » est utilisé, ou encore les facilités de scénario procurées par le plantage d’aiguilles d’acuponcture, et vous vous poserez sans doute quelques questions sur le travail bâclé des scénaristes ! Bref, il faut prendre ça comme un divertissement, d’accord, mais faut pas nous prendre pour des idiots non plus…



09 avril 2002
par Ghost Dog




Un très bon film d'action sans concessions, malgré une réalisation inégale

Précisons tout d'abord que je n'ai pas vu Romeo Must Die et que je ne vais donc pas me lancer dans une analyse de la carrière de Jet aux USA. Par contre il me semble intéressant de noter que les collaborations occidentalo-HKgaises sont plus intéressantes que par le passé, avec un Replicant assez immoral, et un Kiss of the Dragon loin du compte de fée à la Jerry Bruckheimer.

Sans être le pur chef d'oeuvre du film d'action, ce baiser franco-américano-HKgais est un excellent actioner qui a su marier assez efficacement les cultures en évitant presque tous les écueils. Commençons donc par les points négatifs: la réalisation prête à critique à mon avis. Certes le scénario n'a rien de génial, mais personne ne vient crier sur les toits que le scénario est nul dans un Le Sens du Devoir 4. Soyons clairs, on s'en balance. La réalisation par contre m'a fait tiquer, car Nahon n'a pas réussi à filmer les combats correctement. Il tente quelques mouvements de caméra intéressants, mais sinon il échoue à égaler les HKgais. Ce qui est assez normal, puisque il n'a pas de culture cinématographique du combat. On aurait cependant pu espérer que Corey Yuen dirige entièrement ces scènes. Cela ne semble pas vraiment le cas, surtout sur les premiers combats qui sont difficiles à suivre. Il faudra encore plusieurs années à mon avis avant que des réalisateurs USA comprennent qu'il leur faut s'effacer face aux chorégraphes. Un Tsui Hark ou Gordon Chan le comprennent très bien, mais ce n'est pas encore le cas outre Atlantique.

C'est la seule vraie critique à formuler. Les autres seraient de la mauvaise foi à mon avis, on ne va pas voir ce genre de film pour une histoire complexe ou des personnages travaillés. Bridget Fonda est correcte, mais sous employée, Jet fait ce qu'il sait très bien faire, de même de Tcheky Karyo. Certes aucun d'eux ne réinvente la poudre, mais c'est suffisant pour un film de ce genre. On ne leur demande pas de gagner un Oscar. Ils font bien leur travail, en restant graves tout au long du film mais en ne manquant pas d'insuffler un peu d'humour grâce à quelques dialogues sympathiques.

Bridget pensivePlus intéressant est l'ambiance que Nahon arrive parfois à donner au film, de même que la musique. Le premier réussit bien à rendre Paris oppressante, alors que la seconde donne très bien le tempo. J'ai personnellement apprécié que Paris soit assez laide et inaccueillante. La ville de beauté est toujours présentée dans les films sous ses meilleures atouts, voici donc l'inverse ici. Quite à faire peur aux touristes, voici un parti-pris intéressant. Je ne sais pas si l'idée vient de Besson, mais toujours est-il que les clins d'oeil pour enfoncer la capitale ne manquent pas (de l'Equipe en passant par le magnifique Paris By Night dans la rue des putes...). Je ne vois pas pourquoi on devrait faire du film une carte postale de la France, et personnellement ça me ferait vomir de voir des français faire un Pearl Harbor ou un Independence Day (ça c'est pour répondre aux propos patriotiques d'Atchoum...). Tout le monde se tire dessus dans les rues de Paris, moi ça m'a amusé. Peut-être que tout le monde croit qu'à Hong-Kong on peut se poursuivre dans les rues à fond les manivelles ou faire du kung-fu sans voir débarquer les flics, et bien je suis désolé de vous apprendre que c'est faux. Paris, Hong-Kong, même combat. Donnez moi de la baston !!!

Enfin, il faut souligner la bonne tenue des combats et la violence du film. L'aseptisation de la violence dans les films est à mon avis une plaie, voici donc un retour aux sources qui tout comme dans Replicant donne un autre cachet au film. Corps coupé en deux, balle dans la tête, c'est très exagéré mais assez culotté. Les combattants occidentaux sont impressionnants et sont un vrai challenge pour Jet. On revient au bon vieux temps des bastons à 1 contre 5, 10, 15, il était temps. Certes la vraisemblance en prend un coup, mais qui s'en plaignait sur un Bruce Lee ? Quand Jet décide de monter dans le commissariat, c'est n'importe quoi mais qu'importe tant que c'est excitant. Mission accompli ici avec un très bon film d'action, qui aurait pu monter encore plus haut avec une réalisation ad hoc. On revient un peu à un genre de film plus simple et efficace comme on pouvait avoir avant à HK ou même aux USA (un bon vieux Predator, y a que ça de vrai). Ca me manquait tout de même beaucoup, y en a marre des films d'action de 2h20 bourrés d'effets spéciaux. Ici Jet ne se sert jamais d'un flingue et signe probablement son film le plus violent. Le faire dans un film US, il fallait oser, tout comme Ringo avec son Replicant. Il n'y a pas à dire, c'est encourageant.



08 août 2001
par François




Bons baisers de Hong Kong

A revoir maintenant, c'est très agréable. "La médiocrité se perd" a écrit un jour Ordell(*), une réflexion sur la relativité des choses qui m'avait marqué. Cela s'applique sans doute ici, car après avoir bouffé des bandes d'action Netflix anecdotiques ou une xième Johnwickerie, un retour à ce ciné doté d'un minimum de savoir-faire apporte beaucoup de plaisir (si, si). Nahon réussit de beaux plans, on reconnaît Arbogast à la photo, Jet en "jette" à l'écran et Corey Yuen gère les chorégraphies en même temps qu'il assure le poste de réalisateur de 2nde équipe. Ca veut dire ce que ça veut dire : il a cadré la castagne. Scénar prétexte, oui, sous perf' Bessonienne à fond, oui (cf. le sketch culte de Mozinor), avec un rebondissement torché, exact - la rencontre entre Jet Li et la prostituée jouée par ze american Nikita reste un grand moment de foutage de gueule - mais alors bonjour les scènes d'action, les excès jouissifs et la putasserie assumée ! Ca ne se prend pas au sérieux - ça parodie sciemment Nikita à plusieurs reprises - c'est calibré 90mn, pas chiant, impressionnant ça et là... c'est fun. Le seul vrai problème est sonore. Cette manie de vouloir coller du rap partout gâche le show, en particulier le grande finale épatante contre les jumeaux géants. Elle aurait gagné à jouer de silences pour mieux valoriser le son des coups, des bris de verre, des uppercuts. Mais en l'état, ce Baisers mortel du dragon  reste nettement plus digest que Danny the Dog, revu dans la foulée. Si le show Bob Hoskins - importé du formidable Long Good Friday - y est encore réjouissant, le mélo est lourdingue, les combats moins galvanisants et la zic de Massive Attack n'est pas ce qu'ils ont pondu de mieux. Peut-être aussi que j'avoue une préférence en ce moment pour la sécheresse du style Corey Yuen par rapport aux câbles et au lyrisme d'un Yuen Woo-Ping. C'est à voir. 

(*) sur une film que j'avais d'ailleurs aimé, Village of Eight Gravestones du Japonais Yoshitaro Nomura.

25 octobre 2021
par Arno Ching-wan




Juste un film d'action à l'Américaine

Les performances de Jet Li sont comme toujours à couper le souffle, mais c'est malheureusement bien tout ce qu'il y a dans ce film. L'histoire n'est pas trop terrible et la profondeur des personnages manque vraiment de travail.

C'est vrai que le rôle du flic dégenté et psychopathe colle bien à Chéky Karyo, mais faire passer les français pour des brutes incapables qui tirent à tout bout de champ et les françaises pour des prostituées, c'est un peu limite. Les seuls gens normaux qui semblent vivre à Paris, ce sont les immigrés chinois. C'est vrai que se serait mal venu de faire passer des américains pour des c... qui se font ridiculiser par un petit chinois maigrichon. Mais il ne faut pas être dupe non plus. Qui sont les spécialistes des gros calibres, qui tirent sans raison et qui sont incapables de toucher une cible à plus de cinq mètres ?

Au final, beaucoup de violence, des effets spéciaux limités. Ou plus précisément centrés sur les prouesses physiques et artistiques de Jet Li. Ma séquence préférée est celle de la boule de billard... Toutefois je trouve les coups de pied et de poing, même s'ils sont bien chorégraphiés, très pâles par rapport à la diversité des techniques que Jet Li peut mettre en scène, comme par exemple lorsqu'il joue le rôle de Wong Fei-Hung. Mais il ne faut pas lui en vouloir, les productions occidentales font rentrer plus d'argent dans les caisses.



13 février 2004
par ==^..^==


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